Trois mois et demi ont passé depuis mon dernier RDV chez le barbier (parce que oui, je ne me taille pas la barbe moi-même, c’est trop « compliqué »). Et franchement, j’avais oublié que je pouvais ressembler à un être humain…

Pour tout vous dire, j’en avais un peu marre des réflexions sur ma barbe. À un moment, je me suis dit : « Je ne me raserai plus jusqu’à ce que mon tatouage soit terminé », mais là, on parlait minimum d’une année… Et bon, les réflexions du genre « Ben il est où ton tapis de prière », « Ah ! Y a pas longtemps que t’es sorti de prison ? », c’est marrant au début, mais à force, ça gave… Donc après deux RDV annulés pour cause de maladie et d’incessants commentaires sur ma barbe (je tiens, au passage, à remercier mon père, qui lira peut-être ce message, pour le piètre héritage capillaire facial qu’il m’a légué…), j’ai pris mon courage à deux mains (il m’en a fallu pour bouger mon gros cul de bronchitique) et je suis allé chez mon barbier habituel.

Il y a quelques temps, je vous ai expliqué que j’avais l’impression d’être un poulet rôti quand j’arrivais chez un tatoueur. Eh bien, chez le coiffeur / barbier, j’ai la même impression. D’habitude, j’attache toujours mes cheveux, style chignon. Mais pour le barbier, je dois faire une exception puisque l’appuie-tête et le chignon ne font pas bon ménage. Donc je fais une tresse, une longue tresse… Et, systématiquement, mon barbier me demande « C’est vous qui vous la faites, votre tresse ? Parce que c’est du bon boulot…. » et je vois dans ses yeux, surtout qu’il a l’air un peu old school, qu’il n’a qu’une envie, c’est de me couper ces cheveux longs de hippie.

Demandez-moi pourquoi je me laisse pousser les cheveux, je vous répondrai « Pour la même raison que je me laisse pousser la barbe ». Et demandez-moi pourquoi je laisse pousser ma barbe, je vous répondrai « Pour la même raison que je me laisse pousser les cheveux ».

Tout ça pour dire que ces derniers temps, j’étais particulièrement « down ». Physiquement, mentalement, professionnellement. Et que ce petit arrêt chez le barbier m’a fait un bien fou. Y a pas à dire, quand on a figure humaine, c’est tout de suite plus facile de trouver le sourire.

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